Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2007

Feuille de ROOT´29 octobre 2007

23 octobre - Huaraz

 

 

Au Centro artistico y Cultural de Huaraz, 9h du matin.

 

La salle est prête : voilà 20 fois (au moins !) que je vérifie le déroulement des images sur l’ordinateur…

 

… Le départ est donné par Oswaldo … Et soudain, le temps se déroule simplement, amicalement jusqu’à la fin de cette première « tertulia ».

 

Nous avons abordé l’art pariétal et les scénographies de théâtre, nous avons expérimenté les liants d’ici et les pigments de là bas, nous avons cherché des textures « porteuses d’histoires » : c’était facile, il n’y avait plus de trac puisqu’il n’y avait pas de représentation mais seulement des artistes et/ou étudiants unis par ce même désir de traduire le monde qui nous entoure.

 

Moments merveilleux et fugaces qui nous ont laissé exténué à 15h…

 

Quelques pas au marché de Huaraz, puis nous avons rejoint une troupe de jeunes comédiens désireux que nous leur apportions notre aide quant à la scénographie de leur travail théâtral qui conte le terrible tremblement de terre de Yungay le 31 mai 1970, laissant prés de 20 000 morts.

 

Jeu d’équilibre et de déséquilibre, éternelle question du caché /dévoilé (« que faut-il cacher pour mieux le dévoiler ?», « que montrer au regard, pour mieux le dissimuler ? »).…..

 

 

Lorsque le passage est accompli, personne n’est plus dupe : ni le spectateur, ni les personnages, ni la lumière, ni les ouvertures. Chacun joue son rôle, simplement, en pleine connaissance de l’illusion de ces passages, en pleine conscience de la déception qui va saisir chaque fantôme de nos illusions perdues…. Nous piétinons nos chemins de vie comme pour marquer la terre de nos pauvres histoires.

 

 

Nous poursuivons les « tertulias » tout au long de cette semaine sous le regard des caméras de Peru TV (un peu impressionnant l’histoire, mais nous faisons front, bravement !) :

 

Jeudi, pendant que Delfine, Gloria et les participants partaient dans les rues de Huaraz à la recherche des portes qu’ils souhaitent partager avec l’atelier 12 d’Irpavi en Bolivie, et FenÊtre sur rue, je me suis aventurée à accepter d’être « juradora » du Festival Nacional del Teatro Escolar…

 

Six troupes étaient en compétition pour partir à la finale à Lima au mois de novembre. Nous étions trois membres du jury : Roberto, metteur en scène de Lima, Nelson docteur de l’Université de Lima et moi.

 

Passionnant, difficile, émouvant de décider quelle troupe irait à Lima ; certaines avaient fait jusqu’à 18 heures de voyage ! Leurs comédiens, (petits bouts de choux âgés de 7 à 11 ans !) malgré leur fatigue, ont défendu âprement leur province…

 

Nous avons achevé les délibérations vendredi soir, et avons pu partager un moment avec les enfants : embrassements… promesses de garder le contact …. échanges de langage … Bref, tout ce qui ponctue et rythme nos ROOT’ARTS, avec son lot de mélancolie quand les troupes reprennent la route : Qui sait si et quand nos chemins se croiseront à nouveau….?

 

 

Cette fin de semaine nous trouve au calme dans la famille d’Oswaldo : on lave le linge, les cheveux, les chaussures, on prépare le repas… et (enfin !), on prend le temps d’expérimenter ensemble dans l’atelier d’Oswaldo. Cet artiste, nous ouvre généreusement les portes de ses techniques et ce sont d’autres sentiers d’aventures qui se dessinent !

 

Vous voyez, encore une fois, de l’autre côté du monde des humains marchent épaule contre épaule : ce sont des signes d’espérance, non ?

 

Amicalement à tous et à chacun

 

dominik

 

Commentaires

que bueno este articulo!!!!!!!!!lol.

Écrit par : Nougat | 29/10/2007

Les commentaires sont fermés.