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22/10/2008

3ème Feuille de ROOT’- la vitesse de croisière

Bonjour à toi, à vous, à eux (emprunté au reportage de Sylvanie : hi !hi !hi !)

La vitesse de croisière de ce ROOT’ARTS est proche de celle de la lumière, tant dans son intensité que dans sa vélocité. Le temps nous est compté, et il nous faut saisir chaque brin de seconde pour nous propulser en «sapitos» (ricochets) d’arbre d’expérimentations en racine de création.
Nous avons commencé par un travail de partage de nos récoltes respectives, toutes époques et civilisations confondues, personnes connues, inconnues ou reconnues, peu importe !
pourvu que cela résonne ! que cela ricoche ! que cela crée du mouvement, ouvre des champs de curiosités voire dévoile des trappes secrètes !
C’est ainsi que nos univers respectifs enrichis des mondes de Tacita Dean, Sylvanie Tendron, Sophie Calle, Joseph Kosuth, Christophe Augieras, Magalie Darsouze, Lucio Fontana, Anselm Kieffer, Luis Caballero ou Alejandro Salazar rebondissent sur les murs de l’atelier en images et trames de réflexion.

Les fondations de notre travail sortent du sol et s’enracinent dans nos mains. Nos corps sont aussi épuisés que nos esprits sont légers, nourris de tous ces regards.
Nos travaux se construisent jour après jour, s’expérimentent, se confrontent, se retrouvent «que pavada !» ou «barbaro !» au gré des pauses cafés qui nous réunissent.
«autoportrait des visions de l’Autre»… «mobile et casse - tête»… «rencontre»… «presse capricieuse» … «perception résiduelle d’une mémoire corporelle»… Ce sont quelques unes de nos créations intimes, amorcées sur ce thème de l’Autre, qui seront présentées à la fin de ce ROOT’ARTS.

Quelques uns d’entre nous travaillons aussi pour «el Arte reciclado», festival qui se tiendra à La Paz début novembre.
C’est ainsi que «témoigneuse d’ici et maintenant», je me suis «lancée» sur «el pueblo reciclado», afin d’essayer de comprendre et rendre compte de ce qui se passe dans cette société bolivienne si complexe : «tissage» de vêtements usés, récupérés, déchirés, passés au chlore, traînés dans la boue, salis et piétinés, ponctués de photos issues de la «marcha» à laquelle je me mêle. Et si je me mêle de ce qui ne me regarde pas, c’est parce que ça me regarde tout de même !
…… Et parce qu’il me semble encore et toujours nécessaire de «bâtir des rêves dérisoires dans la fange et la crasse, mais obstinément» (mais qui donc a écrit ça ?)

Amicalement
dominik

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