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21/10/2009

Feuille de ROOT' - 20 octobre 2009

Bonjour à tous et à chacun,

 

Une Feuille de ROOT’ aussi légère en écriture que les temps furent denses.

Nous sommes partis, carré de 4 artistes (Gloria, Natalia, Sebastian et moi)

pour suspendre les points de 4 artistes aquitains… et un galet en chemin.


De La Paz al Alto, jusqu’à Patacamaya, traversant la cordillère Mirikiri.

De Patacamaya, nous avons plongé dans la zone aride et désertique de la Pampa Pitsimka.

Enfin poussiéreux et cahotés nous avons vu las Chulpas…

Nous avons marché jusqu’à ce lieu sacré ; ensemble de constructions en adobe, disséminées dans ce désert à la frontière chilienne, toutes tournées vers un fleuve passé.

Elles étaient les ultimes demeures aymaras dans les années 1200 (je crois).

Nous avons accompli le rituel à la Pachamama et sommes restés silencieux au vent brûlant, attendant sa réponse.

Avec son accord, sont maintenant suspendus :

‘les pins landais’ de Bruno

‘Blanco y Negro’ d’Arlette

‘les mémoires dévoilées’ de Zina-O

‘le pinceau résiné’ de Marie-Pierre

 

Un retour tout aussi chaotique qui ne nous a pas empêchés de dormir dans les mobilidades,

tentant de récupérer de ces moments forts en émotion : 4 points suspendus … 1 galet en chemin …. et …

1 vie qui s’est amorcée dans la nuit paceña, Carla ayant suspendu Nicolas Sebastian aux branches de la vie.

 

Peu de temps pour traduire tout cela car j’ai refait mon baluchon avec quelques autres ‘point(s) de suspension’

et nous partons 3 sur la route incertaine qui nous mènera à Torotoro, par Cochabamba.

Quelle est la réalité ? Torotoro, prétexte à suspendre des ‘point(s) d’artistes’ ou ‘point(s) d’artistes’ prétexte à tenter de comprendre l’Histoire, l’Humain, l’Univers ?

¿¡ Quien sabe !?


Vie expérimentale dans une terre inconnue que j’arpente,

j’apprends des murmures de Marta la tisserande, qui rectifie minutieusement le passage du fil des 7 femmes réunies autour d’elle.

j’apprends de la patience infinie de Rafaël et David les graveurs, qui vissent et dévissent la presse jusqu’à temps de trouver la pression idéale.

j’apprends aussi fort que je peux ….pour redistribuer tout cela au retour, parce que je sais que Sylvanie, Magalie et tous ceux qui font vivre l’atelier doivent pouvoir aussi se rassasier de ce Temps en suspension qu’il m’est donné de vivre.

 

et … de ‘citronnier’ en ‘Matière du Temps intentionnel(le)’, j’engrange aussi de ces regards offerts,  presque des boussoles,  qui donnent la force d’être juste là où on doit être.

Amicalement

dominik

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