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21/02/2012

Feuille de ROOT' - 21 février 2012

Bonjour à tous,

 

Tandis que l'Aquitaine (et l'Europe) se débat dans la vague de froid, nous sommes toujours ici en pleine saison des pluies !

Pluies de grêles, petites pluies fines qui traversent les os ou grosses pluies qui traversent les routes.... Et lorsque le moral est au plus bas..... un gros soleil brûlant émerge et relève les esprits !

Du côté de Copacabana, au bord du Lac Titicaca, nous avons 'affrété' un pédalo pour nous approcher des bateaux – véritables drakkars – en totoras tressées (ces espèces de roseaux qui poussent au bord du lac) qui naviguent entre Bolivie et Pérou.

Puis, refaisant le monde, nous avons fait d'innombrables ricochets ; certains ont fait voler les galets jusqu'à 7 rebonds.....d'autres (dont je suis) faisaient faire un seul gros 'plouff !' aux cailloux !

Enfin, au marché de Copacabana, les marchandes nous ont réchauffés d'api et de buñuelos.

Le soir, au Coliseo Municipal, j'ai assisté à la présentation de quelques courts-métrages réalisés par les jeunes de la région :

'Nuestras miradas' était une série de documentaires sur la recherche d'identité de ces jeunes paysans du XXIème siècle, dans ce monde étrange qu'est le nôtre.

Un monde qui oscille ici entre modernité (Internet, portables, tourisme) et tradition, entre le castillan et les langues indigènes (Aymara, Quechua, Guarani) qui sont désormais obligatoires dans l'enseignement bolivien.

Chacun cherche son chemin, facilement ou douloureusement, mais Ici comme Ailleurs il n'y a pas une seule vérité.

 

je vis ces jours, du 17 au 26 février, la 'Ch'alla' : c'est une semaine 'syncrétique' entre les 40 jours passés dans le désert du Christ des légendes chrétiennes et la nécessité d’offrandes à la Pachamama des rituels anciens aymaras et quechuas.

On brûle images et représentations faites de divers matériaux.

On enterre les cendres au pied d'une plante et on verse à chaque coin alcool et vin : tout cela doit amener protection et abondance.

A cela se rajoutent les aspects commerciaux du carnaval..... les commerçants qui s’approprient chaque brin de poésie pour le transformer en chose lucrative, voire artificielle... le sens profond s'y perd parfois, et la question de la 'Vérité' se pose une fois de plus : célébrer la Terre nourricière, lui donner notre respect... une fois dans l'année ou chaque jour, chaque minute, chaque seconde ?

 

 

Amicalement

dominik